Nous poursuivons notre descente…

En quittant la Gold Coast, nous décidons de réaliser un crochet dans les terres pour découvrir Nimbin ! Il s’agit d’un village australien, localisé à 780 kilomètres de Sydney et peuplé par une communauté de “hippies”. Il fallait bien que l’on voit ça !

Point “histoire” :
Nimbin était un simple village rural jusqu’en 1973. S’organise alors le festival du Verseau : un grand rassemblement d’étudiants, d’altermondialistes, de hippies et de fêtards qui décident d’investir les lieux… De nombreux participants à ce festival vont alors décider de s’installer pour former une grande communauté, fédérée autour d’une philosophie “libre”. Depuis lors, le lieu a attiré de nombreux auteurs, artistes, musiciens, acteurs, écologistes, adeptes de la permaculture, petits fermiers et autres utopistes en quête d’une société nouvelle. Lors du recensement de 2001, le village comptait 779 habitants. L’endroit fait partie de la Rainbow region et est un lieu important de la culture des aborigènes Bundjalung.
Qui dit hippies dit souvent drogues… Officiellement, la culture, la commercialisation et la détention de cannabis sont illégales à Nimbin comme dans le reste de l’Australie. Cependant, il y a une grande tolérance vis-à-vis de la culture du cannabis, et l’achat, la vente et la consommation du cannabis local se font ouvertement, dans la rue. Pour rallier le reste de l’Australie à la fin de l’interdiction du cannabis, Nimbin organise chaque année en mai son festival le MardiGrass (littéralement le Mardi de l’herbe).

Dès notre arrivée, on comprend le côté “hippies”… la ville est peinte de toutes les couleurs !
Notre première étape : les toilettes publiques (oui, on aurait plus faire plus original) pour faire notre vaisselle et nous brosser les dents (pas fait plus tôt pour cause d’averses). Le temps d’atteindre les toilettes soit environ 200 mètres : on nous propose déjà d’acheter de la weed (cannabis). Et autant le dire, les vendeurs ne semblent pas très nets… Impression confirmée en pleine séance vaisselle : un gars est en plein “bad trip”, enfermé dans les toilettes! Il est clair que certaines personnes ici ne se contentent pas d’un petit joint ! Mais il ne faut pas faire de généralité bien sûr ! La visite du centre ville est rapide : une grande rue avec des boutiques, des cafés et des bars… Nous nous installons à la terrasse d’un café pour une pause déjeuner (pizza au feu de bois) sur fond de musique country (deux jeunes musiciens en live). 
Notre avis sur Nimbin : c’est une ville qui devait être “hippies” et happy mais notre ressenti est mitigé. La ville a, depuis, attiré les foules et elle est maintenant prise d’assaut par les touristes (dont nous faisons parti). L’endroit est devenu commercial (boutiques de gadgets, cars de touristes…) et ne colle pas avec la mentalité “hippies”. Ensuite, ce n’est pas un endroit où nous aimerions emmener nos enfants pour une promenade. En tout, on nous a proposé environ 6 fois de la weed… pourtant, la police fait des rondes.

Après une pause shopping pour Eglantine (une jolie petite tunique), c’est l’heure de repartir vers la côte direction Byron Bay.

Nous arrivons à Byron Bay en fin de journée. Comme il n’y a pas de free camp dans le coin, direction un camping payant ($40 la nuit sans électricité)… Hourra la douche chaude et le jet puissant pour les cheveux d’Eglantine ! 
Byron Bay (4 981 habitants) est la ville la plus à l’est du « continent » australien. La ville doit son nom à la présence à côté d’elle du cap Byron, appelé ainsi par le capitaine James Cook en l’honneur du navigateur John Byron.
Le cap Byron possède un phare depuis 1901. Ce phare est le plus puissant d’Australie (2,2 millions de candelas ; il est visible à 27 milles nautiques). La ville est un lieu touristique important avec ses longues plages qui attirent de nombreux surfeurs. La réputation Byron n’est plus à faire et le panneau à l’entrée dans la ville donne le ton : « Cheer up, slow down, Chill out ».

Le lendemain matin, direction Cap Byron en passant par le Fisherman’s lookout… Tous les parkings sont payants. Du coup, $5 dans la machine et nous nous dirigeons vers le point de vue. Et là, il y a un détail que nous n’avions pas prévu : la marée ! Le lieu n’est apparemment accessible qu’à marée basse… Nous faisons donc un petit tour sur un chemin qui longe la côte puis nous décidons de reprendre la voiture direction le phare.

Perché au sommet d’une colline, le phare de Byron Bay offre une superbe vue sur l’océan et les plages qui l’entourent. Une fois payé les 8$ du parking (oui encore !), nous voici au point le plus à l’Est de l’Australie. D’un côté, nous avons la côte de Byron Bay et de l’autre côté, un paysage très sauvage avec une longue bande de sable magnifique bordée par une immense forêt.

Nous retournons dans le centre pour déjeuner et découvrir la plage. La météo n’étant pas au top, il n’y aura pas de baignade aujourd’hui… 

Nous reprenons la route et effectuons un arrêt au Pat Morton Lookout pour admirer une nouvelle fois la vue (attention aux moustiques très virulents) puis ensuite direction un Free Camp pour nous rapprocher au maximum de la prochaine étape… Autant le dire, les Free Camp sur cette côte ne sont pas légion et souvent en bord d’autoroute (= bruit des camions) ! Mais on ne se laisse pas abattre… il y a tellement de choses à voir ! On se retrouve à Coffs Harbor 😉

*NSW : New South Wales (Nouvelle-Galles du Sud)

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