Situé à 3 heures de Darwin, le Parc national de Kakadu est un des incontournables du Top End et du Territoire du Nord. Inscrit au Patrimoine Mondial de l’Unesco, Kakadu est le plus grand parc d’Australie et peut-être le plus connu…

Ce parc n’est pas gratuit contrairement au Litchield National Park. Nous devons nous acquitter d’un pass. Durant la saison sèche (Avril/Mai à Octobre), le prix est de $40/personne valable 7 jours. Le pass peut être acheté dans différents points info ou encore en ligne. Pas de paiement en CB pour les campings (de $6 à $15/personne), il faut donc penser à prévoir de la monnaie !

Nous commençons notre exploration du parc par les Mamukala Wetlands. Il s’agit de marécages où vivent de nombreux oiseaux. Un grand observatoire en bois permet de les observer tout au long de l’année. Nous sortons de la Wet season et il n’y a pas encore beaucoup d’espèces d’oiseaux visibles… Apparemment la meilleure période pour voir le plus d’oiseaux est à la fin de la saison sèche (Septembre-Octobre). C’est à cette période que des milliers d’oies sauvages (les Magpie Goose) s’y rendent afin de se nourrir dans ces riches marécages.

Kakadu abrite un art rupestre aborigène datant parfois de plus de 30 000 ans, l’une des plus anciennes traces historiques pour n’importe quelle civilisation au monde.

Nous débutons notre exploration avec le site d’Ubirr, à 39 kilomètres de la ville de Jabiru. Les peintures artistiques sont facilement accessibles via un sentier de marche circulaire (environ un kilomètre). Les murs révèlent certains des plus beaux exemples d’art aborigène traditionnel. On peut ainsi observer une peinture représentant le Rainbow Serpent (Serpent-arc-en-ciel), vieille de presque 23 000 ans, et certains des plus beaux exemples d’art « radiographique » (la colonne vertébrale et les organes sont dessinés) du monde tel que des poissons. Depuis Ubirr, nous suivons un chemin escarpé qui nous amène à Nadab Lookout. Le point de vue offre un superbe panorama sur les zones inondables du parc.

Après la pause déjeuner, direction les peintures rupestres de Nourlangie qui sont tout aussi impressionnantes. Nous suivons la Nourlangie Rock Art Walk de 1,5 kilomètre qui passe près d’un ancien abri aborigène et des sites d’arts rupestres. Sur le site principal d’Anbangbang Gallery, on peut voir une peinture représentant l’Homme-foudre « Lightning Man », l’ancêtre du Temps du Rêve qui, selon la légende contrôle toujours les violents orages qui éclatent à chaque saison des pluies.

Après une soirée et une nuit au Djarradjin campground ($15/personne – on a aimé la douche mais beaucoup moins l’invasion de moustiques)… il est temps de laisser l’observation de peintures pour aller se baigner. Sur la route, nous faisons un saut au Mirrai Lookout.
De toutes les cascades de Kakadu, il apparait que Jim Jim Falls et Twin Falls sont les plus impressionnantes. Malheureusement pour nous, Twin Falls est fermé ! Et pour ce qui est des cascades impressionnantes… elles le sont seulement en Wet season. On ne se laisse pas abattre et allons voir de quoi il retourne ! La route de Jim Jim Falls est réservé 4×4… et quand on arrive sur les 7 derniers kilomètres… on comprend pourquoi ! Walid le Bolide a le droit à son bain de boue…

Depuis le parking, nous parcourons les 900 mètres dans la forêt tropicale et entre/sur les rochers, pour rejoindre les profonds bassins entourés de magnifiques falaises de 150  mètres de haut. Avec ses plages de sable blanc et ses eaux transparentes, c’est un lieu de baignade très prisé. Attention aux rochers qui peuvent être glissants et coupants. Nous passons la nuit au  Mardukal campground ($15/personne) et ici aussi les moustiques et autres amis volants (mouches, papillons, scarabée…) sont de la partie !

Le lendemain, direction Yellow Cruise. C’est le point de départ de différentes croisières dans les billabongs de Kakadu mais en ayant déjà fait une… nous nous contentons de la marche sur les passerelles métalliques. Nous pouvons ainsi apercevoir un superbe crocodile et beaucoup d’oiseaux…

Nous allons ensuite visiter le Warradjan Cultural Centre. Ce centre est très intéressant et présente l’histoire et la culture aborigène. Le visiter permet de découvrir et de comprendre cette culture. On y découvre notamment les matériaux utilisés pour la chasse et la pêche, les règles du mariage entre différents clans, le mode de vie, les croyances… On vous le recommande !

(Photos et vidéos interdites à l’intérieur du centre, nous ne vous ferons donc pas partager notre visite.)

Le centre permet aussi de se familiariser avec quelques mots aborigènes même si c’est compliqué car chaque tribu possède son propre langage :

Uwa : oui

Wiya : non

Tjiyji : enfant

Ngunytju : mère

Balanda : homme blanc

Bininj : homme noir

Boh Boh : au revoir

Une citation dans le centre résume bien le ressenti que nous avons en tant que voyageur concernant le peuple aborigène :

« Aujourd’hui, trop de Balanda. Certains biens peut-être. Homme blanc, homme blanc, de plus en plus, repoussant homme noir, peut-être le poussant sur la pierre. C’était le pays de l’homme noir avant. Vous ne pouvez pas le repousser avec l’argent, ou des bulldozers. C’est le pays de Bininj, nous devons rester ici pour toujours. »

Cette citation est assez représentative de l’histoire de l’Australie…

Après cet instant culture, direction Maguk Gorge, une autre cascade où l’on peut se baigner. Le chemin pour s’y rendre est une route 4WD only (4×4 obligatoire) depuis la route principale. Nous nous installons au Proper Maguk campground ($6/personne) qui se trouve à proximité du départ de la randonnée. Contrairement aux autres campings, ici, pas de manager pour venir récupérer les sous dès notre arrivée… et plus d’enveloppe pour mettre nos sous dans la « honesty box » : qu’importe – on en crée une nous-même !

Direction la marche d’environ un kilomètre pour arriver à la cascade (+1km au départ du camping). La marche est très belle, l’eau impressionnante au niveau des couleurs et sur le retour nous verrons même une tortue ! Comme toujours sur le chemin, on se retrouve avec les panneaux « présences potentielles de crocodiles »… Nous n’en verrons aucun !

Le dernier jour est dédié à ce qui est surement la plus connue des cascades du parc : Gunlom Falls. La route pour y accéder est comment dire… mouvementée et poussiéreuse ! Environ 30kms de bonne gravel bien bumpy (comprenez chemin de terre remplis de bosses comme de la tôle ondulée, parsemée de cailloux et sous-poudrée de poussière bien épaisse laissée derrière nous) ! Comme le lieu est touristique, nous nous retrouvons avec du monde sur la route devant nous… et comme il n’y a pas de vent = visibilité 0 ! Mais l’objectif vaut bien le trajet !

Ici la baignade est possible à deux endroits! Il est possible d’aller au pied de la cascade dans un bassin accessible à environ 200m du parking. Pour notre part, nous préférons rejoindre les bassins qui se trouvent en haut de la cascade. Pour y accéder, nous empruntons un chemin assez raide d’environ 800m. Nous commençons à être rodés : ici, pour toutes les randonnées, il faut grimper sur des rochers et passer par des chemins étroits. Une fois arrivé en haut, la vue sur le parc de Kakadu est absolument magnifique et vaut vraiment l’effort !

La tête remplie de ces magnifiques paysages, notre visite du parc de Kakadu prend fin pour voguer vers de nouvelles aventures…

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