Prêt à partir ? On vous emmène jouer dans le sable… maintenant !

Nous vous avions laissé au pied du ferry le jour du départ pour l’île… c’est l’heure d’embarquer avec nous pour 5 jours de folie !

 

Jour 1

Nous prenons le chemin du ferry vers 7h30 et la marée haute est indiqué à 9h10… Le ferry nous débarque directement sur la plage et nous tentons un passage par la célèbre 75 mile beach sur la côte Est.

Au bout de quelques centaines de mètres et deux trois stockages de Ghyslain avec son Toyota dans le sable (c’est un baptême pour lui), nous décidons de faire demi-tour car l’eau est déjà haute ! Direction l’intérieur des terres  pour une trentaine de kilomètres avant de rejoindre un passage plus praticable sur le sable ! Nous y rencontrons notre premier dingo qui n’est pas très motivé à se bouger de la route pour nous laisser passer.

Un dingo, c’est un peu comme chien, mais il faut absolument garder en tête qu’il est sauvage ! On ne peut pas louper les recommandations très strictes sur le comportement à avoir en cas de rencontre avec un dingo, dont la plus importante est l’interdiction formelle de les nourrir. Vous pouvez même être verbalisé si vous êtres prit à nourrir un dingo.

Nous attaquons le circuit des lacs en commençant avec le Lake Boomanjin. Un lac au bord d’une couleur assez particulière dû aux algues qui s’y développe. Nous enchaînons avec le lake Benaroon  et nous terminons la boucle avec le Lake Birrabeen. Nous rejoignons ensuite la plage et notre premier camping : Gabala.  Un autre dingo vient nous dire bonjour et il n’est pas farouche !

La journée « test » pour la voiture de Nil, un CRV, est passée et notre verdict est sans appel : cette voiture nous épate car même si elle est basse, elle passe partout! On se rend aussi compte que nous avons bien fait d’étaler sur 5 jours car nous mettons beaucoup plus de temps que prévu entre les différents lieux…

 

Jour 2

Nous reprenons la route tôt (les garçons tirent font grise mine quand Eglantine annonce l’heure du réveil…) direction le célèbre Lake McKenzie. Une péripétie de plus : Walid Le Bolid ne veut pas démarrer ! Un coup de câble plus tard et c’est reparti (la batterie n’a pas dû aimer le froid de la nuit)… 

Le lac McKenzie est très touristique et nous essayons d’arriver avant tous les cars de touristes ! La conduite jusqu’au lac McKenzie est assez « sport ». Côté distance, c’est à seulement 20 ou 30km de la plage mais en pratique, il faut au moins compter 1h30 pour faire la route. Bienvenue sur les sentiers de sable et cailloux. A l’arrivée, Julien décide de checker notre Walid le Bolide et le constat est sans appel : nous avons cassé l’amortisseur arrière gauche (oui encore un amortisseur !!!)

Le Lake McKenzie est assez particulier. Il est en effet alimenté uniquement par des eaux de pluies alors qu’un lac est normalement alimenté par des sources souterraines et rejoint l’océan. Welcome to paradise : le sable est extrêmement fin et l’eau est turquoise … mais (nous sommes  français, y a toujours un « mais »), elle est très froide ! Nous décidons de nous prélasser un moment sur la plage, l’occasion de voir le paysage avant et après l’arrivée d’un car de touristes ! Et là c’est la surprise, un couple vient vers nous : il s’agit de Kevin et Marie que nous avions rencontré à Broome puis revu à Darwin. Ils sont de passage sur l’île pour la journée avec un tour organisé. L’Australie est grande mais au final…on finit tous par se recroiser !

La sieste et la pause déjeuner plus tard, direction un autre lac : le lac Wabby ! Ici, pas d’eau turquoise comme le lac McKenzie mais une eau d’un vert assez surprenant. Nous nous arrêtons au lookout sans aller jusqu’au lac car nous mettons pas mal de temps sur la route et il est l’heure de rejoindre notre camping avant que la nuit tombe.

Direction notre camp de base : Winnam. Petit point sur l’itinéraire : les quatre garçons pourront faire les autres circuits dans les terres mais de notre côté, nous nous arrêtons là pour les chemins difficiles ! Nous nous contenterons de la plage… pour épargner nos 3 amortisseurs restants !

 

Jour 3

Le lendemain matin, les garçons partent sur un autre circuit dans les terres pour aller voir le lac Garawongera. Pendant ce temps, nous prenons la direction de Eli Creek (le point de RDV avec les garçons) en passant par la 75 mile Beach.

Nous nous arrêtons sur le chemin à Yidney rocks. Le passage est assez compliqué car la marée est encore haute … nous décidons de faire comme les autres véhicules : nous nous installons pour une session pêche. Moins de 10min plus tard, les ¾ des pécheurs sont parti : à croire que nous faisons fuir le poisson car nous faisons encore chou blanc… La pause déjeuner plus tard, nous pouvons passer et rejoignons Eli creek. Le temps de s’installer, d’aller faire un repérage et de gonfler le donut, les garçons nous ont rejoint !

Eli Creek est vendu comme la partie fun de Fraser Island.  Une rivière d’eau douce qui commence dans les terres  et rejoint la mer à quelques centaines de mètres de la plage. Une passerelle en bois permet de remonter un bout de cette rivière pour ensuite se laisser porter sur une bouée jusqu’à la plage. Sur le principe c’est fun… Dans la réalité, Eglantine doit se dépêcher de rejoindre la rivière avant l’arrivée d’un bus de touristes (tous armés de bouée !). Entre les gens qui descendent en même temps et surtout ceux qui remontent par la rivière au lieu de la passerelle… la descente n’est pas aussi marrante qu’attendue ! Un instant plus tard… c’est l’usine !

Nous n’aurons pas gonflé le Donut pour rien puisque pas moins de 4 personnes viendront nous l’emprunter (un business à lancer ici ?).

Nous repartons ensuite pour rejoindre notre camping qui se trouve au pied d’un des lieux mythiques de l’ile : l’épave du SS Maheno. Nous allons jeter un œil à l’épave et rejoignons le camping Maheno.

Pour l’histoire, l’épave était autrefois un bateau hôpital utilisé par les forces navales néo-zélandaises lors de la première Guerre Mondiale. Cette épave est échouée ici depuis 1935, en raison d’un cyclone qui s’est abattu sur la région.

Une fois au camping, les garçons décident d’aller jouer dans le sable avec leur 4×4 pendant je cite “10min”… De notre côté, nous nous installons et c’est l’heure du RDV coiffure de Julien ! Environ 30min plus tard… les garçons ne sont toujours pas de retour et nous commençons à nous poser des questions ! Quand ils arrivent enfin, on comprend qu’il y a un souci ! Nil a voulu gravir des dunes avec son CRV mais il a vu trop grand et le résultat est fatal : l’embrayage ne répond plus ! Il revient donc tracté par Ghyslain… (D’où l’importance d’être équipé !). Nil garde un infime espoir : laisser « refroidir » la voiture et  re-tester le lendemain mais les chances sont infimes !

 

Jour 4

Le réveil est très tôt pour certain (5h30) puisque Ghislain et Eglantine se motivent à aller admirer le lever du soleil derrière l’épave du Maheno pendant que les autres dorment ! Le spectacle valait le sacrifice !

L’heure du test ultime du CRV est arrivé et le verdict est sans appel : l’embrayage a rendu l’âme ! Réorganisation des affaires dans les voitures : Nil et Sasha montent avec Ghislain et Cyril. Nous laissons le CRV avec un mot et nous le récupérerons le lendemain sur le chemin pour reprendre la direction du ferry ! Sur la route, nous pouvons admirer les Pinacles, des blocs de roche composés de sable coloré.

Après le CRV, c’est le tour du Toyota de Ghislain de faire des siennes. En effet, quand le 4×4 reçoit trop d’eau au niveau de sa prise d’air, il s’arrête. Impossible d’accélérer… Le voici donc attaché à notre Walid le Bolide pour quelques kilomètres le temps que son filtre sèche ! Heureusement pour nous, c’est temporaire…

Notre premier arrêt du jour est Indian Head qui se situe à l’extrémité nord de Fraser Island. Le nom a été donné par le Capitaine Cook en 1770, lorsque Fraser Island a été découverte pour la première fois. Le nom viendrait des premiers aborigènes qu’il ait vus. En effet, à cette époque, ces derniers étant considérés comme des indiens. Il est possible d’y voir des baleines, des dauphins, des tortues, etc (mais nous ne verrons rien de tout ça) !

C’est aussi le point de départ de la marche vers Champagne Pool. Nous nous attendions à une grande piscine mais nous arrivons à la marée haute et nous devinons la piscine plus que nous la voyons… Dans le concept : les vagues s’écrasent sur un mur de rochers pour arriver dans une piscine naturelle. Pour le bain d’eau de mer : c’est ici !

Nous décidons de ne pas faire d’arrêt baignade car la météo n’est pas à la grande chaleur à cause du vent et continuons donc notre route vers notre dernier camping au niveau de Duling !

 

Jour 5

Ca y est… notre aventure sur Fraser touche à sa fin ! Il est l’heure de reprendre la route direction le ferry soit 140km de sable !

Après 40km de sable… nous récupérons le CRV de Nil. Hourra, il est encore là et encore mieux, aucune amende n’a gentiment été déposée en cadeau. La mission de Ghyslain est maintenant de le tracter jusqu’au ferry !

Notre périple prendra au final environ 5h. Nous devions le faire d’une traite mais avec la marée montante, nous décidons de nous arrêter une heure avant la marée haute pour une pause déjeuner improvisée. Il ne manquerait plus qu’on s’ensable avec les véhicules et qu’on reste bloqué ! Cela donne aussi au Toyota un moment de répit ! Tracter une voiture dans le sable n’est pas de tout repos autant pour la voiture (l’embrayage chauffe) que pour le chauffeur !

Arrivé au ferry… hourra nous l’avons fait !!!!

Ici s’achève un périple qui restera dans nos mémoires ! Comme vous avez pu le voir… Fraser Island ne s’improvise pas et même en étant préparé, il faut savoir faire face aux imprévus !

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