Situé au cœur de la région de Pilbara, le parc national de Karijini est le deuxième plus grand parc national d’Australie-Occidentale (6 274 km2)… 

Pour vous donner une idée, c’est la taille du département de la Seine-Maritime… Le parc national de Karijini est non seulement grand, mais aussi isolé. La ville la plus proche se trouve à 80 km environ. Il s’agit d’une petite ville minière appelée Tom Price (moins de 3 000 habitants). Juste au sud du parc se trouve d’ailleurs l’immense mine de fer de Marandoo.

Les propriétaires ancestraux de Karijini, dont le nom est d’origine aborigène, sont les tribus Banyjima, Kurrama et Innawonga. La région est célèbre pour ses immenses gorges, gouffres et cascades, ses fleurs et sa faune variée. On peut y apercevoir des kangourous, des wallaroos, des échidnés, des chauve-souris, ou encore 133 espèces oiseaux et 92 espèces de reptiles (goannas, geckos, pythons…) ! 

Le coin bénéficie d’un climat tropical semi-désertique. En été, cela se traduit par des températures élevées pouvant dépassant les 40 °C accompagnée de précipitations orageuses ou cycloniques. En hiver, c’est un temps chaud et ensoleillé avec des nuits fraîches (il peut même geler!!).

Nous débutons le parc par la partie Ouest. La gravel road de 14 km pour atteindre le parking Weano Day Use Area est assez mouvementée ! Direction Oxer Lookout. Le point de vue offre une panorama spectaculaire sur les gorges de Red, Waeno, Joffre et Hancock. Nous attaquons ensuite la fameuse randonnée (enfin escalade) des gorges étroites de Hancock avec la fameuse partie de la spider walk jusqu’à atteindre Kermit Pool. Ces 1,5 km de randonnée peuvent s’avérer plutôt dangereux. D’ailleurs, un sauveteur volontaire est même décédé en avril 2004 en allant secourir deux touristes.

En étant prudent et en prenant notre temps, nous arrivons au bout de cette marche qui offre un décors époustouflant. Guillaume fait même un petit plongeon dans l’eau gelé de la Kermit pool ! 

Il faut arriver tôt afin d’éviter les “embouteillages” dans les passages étroits notamment la spider walk. Nous croisons sur le retour des groupes organisés… nous permettant de constater que toutes les tranches d’âge sont représentées malgré la difficulté de cette randonnée ! 

Nous enchaînons sur la marche de Handrail Pool qui mène au cœur de la gorge et permet de faire une boucle jusqu’au parking. Nous louperons une partie de la randonnée : l’accès à la piscine. En effet, voyant trois personnes difficilement avancer dans l’eau pour atteindre la Handrail Pool avec de l’eau (gelée) au dessus de la taille… nous décidons de passer notre tour!

Après la pause déjeuner, c’est reparti direction Joffre Falls. Le temps de manger, un ranger du parc est venu fermer les deux accès aux gorges : une alerte orage est tombée et la pluie doit arriver en fin de journée ! Le ranger nous confirme que nous avons tout juste le temps de faire la randonnée de Joffre Falls… avant qu’elle ne ferme elle aussi.

Un chemin court (100 mètres) mène à une plateforme d’observation surplombant Joffre Falls, qui se résume à un filet d’eau. Nous attaquons ensuite le chemin de 3 km qui descend dans la gorge jusqu’au premier bassin. Après un peu d’escalade (on comprend facilement pourquoi le parc ferme quand il pleut…) et nous arrivons au pied de la chute d’eau.

Nous terminons par un passage par le deuxième plus haut sommet d’Australie Occidentale : le Mount Bruce, aussi appelé Bunurrunha par les Aborigènes. L’ascension du sommet (1 235 m) s’étale sur 9 kilomètres, il faut y consacrer 5 heures environ pour l’aller-retour… on ne fera que le début du trail vu la couleur du ciel…

Une journée bien remplie sous le soleil : on peut s’estimer chanceux !

Nous retournons au même free-camp que la veille : au pied de la mine de fer de Marandoo (Oh joie des camions et du train toute la nuit… mais c’est le plus proche du parc). Le réveil se fait sous la pluie battante et dans la boue ! Le terrain s’est transformé en véritable piscine de gadoue. C’est l’heure de ressortir les fameux recovery tracks (planches que l’on place sous les roues pour retrouver de l’adhérence) : il faut sortir le van de Guillaume et Amandine qui s’est embourbé…  On les avait déjà testé sur le sable, place à la boue (Il faut qu’on arrête de voyager avec des compagnons en van^^) ! Au final, cela ne suffira même pas : nous inaugurons ainsi notre sangle (et oui Wallid le Bolide est bien équipé !!!) afin de les tirer jusqu’à un terrain plus dur. Ainsi, c’est une équipe trempée et pleine de boue qui termine à Tom Price pour aller prendre une douche chaude bien méritée. 

La journée est sous le signe du dilemme : attendre que la pluie passe afin de pouvoir faire la partie Est du parc… ou tracer notre route. Nous décidons d’attendre une journée. Nous passons au Visitor Centre le lendemain pour en savoir plus. Le verdict est sans appel : toutes les randonnées sont fermées jusqu’à nouvel ordre. Nous pouvons uniquement accéder aux lookout.  Pour ne rien regretter, nous allons jeter un œil (sous la pluie bien sûr) sur les différentes points de vue. Autant dire qu’il y a les photos de rêve Google ici… et il y a les nôtres ! La belle piscine paradisiaque bleu profond de Circular pool n’est plus qu’un grand bassin marron dans lequel personne n’a envie d’aller plonger un orteil… Cela prendra plusieurs jours pour que les randonnées soient ré-ouvertes et que le bassin retrouve sa belle couleur !

Il faut voir le positif : nous sommes heureux d’avoir pu faire les gorges et la célèbre spider walk le premier jour (et sous un superbe soleil !). Ici s’achève notre visite de ce parc qui vaut vraiment le détour… 

 

 

Please follow and like us:
error

1 Comment

  1. Cathy Kuepfer-Jacquemin

    10 juillet 2018 at 7 h 32 min

    Magnifiques photos comme d’habitude et tellement de plaisir de lire vos aventures. Merci.

    Reply

Laisser un commentaire

This site is protected by wp-copyrightpro.com

error: Content is protected !!