La sortie de la Gibb River Road…

Nous voici sorti de la Gibb ! Pour rappel, ayant laissé un amortisseur sur le chemin, direction les garages pour en trouver un afin d’effectuer les réparations ! Une fois Walid tout beau, tout neuf, nous décidons de renouer avec un peu de confort.

Donc, direction le lac Argyle et son camping ($35/ nuit) avec une vue exceptionnelle ! Nous n’y allons pas seuls puisque c’est toute la “french team” qui se retrouve à aller barboter dans la célèbre piscine à débordement…avec vue sur le lac. Tout le monde fait la fameuse photo… ce qui n’est pas précisé, c’est que l’eau de la piscine est glacée !
Le lac Argyle est le plus grand lac artificiel d’Australie (en superficie) doté d’un barrage achevé en 1972. Ce dernier mesure 335 mètres de long et 98 mètres de haut.

Ce lac permet d’irriguer 150 km2 de terres agricoles dans l’Est de la région de Kimberley. Sa création a permis de diminuer les crues de l’Ord River et de voir apparaître un nouvel écosystème avec le développement de 26 espèces de poissons et de nombreux crocodiles d’eau douce (30 000) que l’on peut apercevoir quelquefois en compagnie d’une grande quantité d’oiseaux.

Mais le grand luxe, c’est d’avoir deux bretons pour nous faire des crêpes (Merci Jérémy et Quentin) !

Le lendemain matin, l’équipe chausse les chaussures de rando pour une petite marche de deux heures afin de profiter d’un autre point de vue sur le lac et de terminer par une baignade en suivant un chemin en contrebas du camping. Pour l’anecdote : l’eau du lac est plus chaude que celle de la piscine !

Avant de prendre la route vers Darwin, nous faisons un nouveau crochet par Kununura. L’objectif : découvrir le travail quotidien d’un couple de bénévoles ayant créé un refuge pour animaux dans leur propre foyer : le Kangaroo Haven. La visite est possible contre donation (en moyenne, chacun donne $10). Pensez à réserver avant…

Si vous avez toujours rêvé de donner le biberon à un petit kangourou… c’est LE lieu où il faut être. Mandy et son partenaire Marc consacrent toute leur énergie et leur temps libre à prendre soin des animaux pour ensuite pouvoir les relâcher dans la nature. Pour eux, il ne s’agit pas d’un passe-temps, c’est une passion et on s’en rend vite compte. Une passion qui vient en plus de leur métier respectif. Nous ne rencontrerons que Marc car Mandy est partie sauver un bébé “sugar gliders” (un genre de mini-écureuil volant : Sooo cuuute !!) à environ 150km de là.

Pour cette visite, nous sommes un petit groupe de 7 (français) ce qui permet de bien profiter des informations de notre guide et des animaux. La visite commence dans la cuisine du couple dont une partie est aménagée en chambre pour bébés kangourous. Un lit pliant, des morceaux de tissus et hop : les bébés sont dans des poches comme s’ils étaient dans la poche de leur mère… Marc prend des bébés et nous les installent directement dans les bras ! Deux bébés ont seulement 3 mois tandis que les autres ont environ 6 mois. Nous découvrons ainsi que les deux plus petits doivent être installés dans une poche chauffante car ils ne savent pas encore réguler leur température seuls. Tellement petit et léger… c’est impressionnant !

La suite de la visite se passe à l’extérieur de la maison, dans une partie entièrement dédiée aux kangourous et wallabies… Ici, les animaux évoluent d’enclos en enclos en fonction de leur autonomie. L’objectif étant qu’une fois dans le dernier enclos, ils aient peu de contact avec l’homme et soient prêt à être remis dans la nature. Tout le monde se fait une joie de donner le biberon de lait à chaque animal (plus ou moins grand  ). Depuis leur début en 1996, leur mission a été un succès puisqu’ils ont remis en liberté plus d’une centaine de kangourous/wallabies. Seulement trois kangourous resteront au refuge à vie. Deux présentent une anomalie qui ne leur permettent pas de survivre… le troisième est plus filou : il aime tellement le refuge que dès qu’ils le laissent dans la nature, il court après la voiture pour revenir. Après 3 tentatives, le couple a abandonné l’idée de le remettre en liberté. Celui-ci devient donc une sorte de kangourou de compagnie ! Original !

Le refuge ne se contente pas d’accueillir des wallabies ou kangourous…

Marc nous présente ensuite une espèce assez inattendue : le “sugar gliders, une petite « peluche ». Il s’agit de petits écureuils volants ! Contrairement aux autres animaux du refuge, ces derniers ne seront pas relâchés dans la nature car ils sont devenus trop dépendants et habitués à l’homme. Ce serait trop dangereux pour eux. Leurs cris à la vue de la nourriture est assez drôle ! L’un d’entre eux ne veut pas sortir de son abri de bois et nous observe de l’intérieur laissant apercevoir uniquement sa petite tête. Un autre, lui n’étant pas trop effrayé, se balade sur Marc pour aller chercher la nourriture dans sa main !

Le travail de construction des enclos de Marc est impressionnant et l’on comprend l’importance des dons. Le dernier enclos en date accueille deux émus (espèce proche de l’autruche très répandue et également emblème de l’Australie comme le kangourou). Ces derniers ont été sauvés lorsqu’ils étaient bébés (ils avaient environ 2 mois). Dans le refuge, on trouve aussi : oies, canards, dindons, lapins, perruches, cacatoès, faucons… Un bon moment avec les animaux et un guide au top !

Il est désormais l’heure de reprendre la route et quitter l’état du Western Australia (WA) pour découvrir celui du Northern Territory (NT) !

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1 Comment

  1. Cathy Kuepfer-Jacquemin

    27 juillet 2018 at 8 h 52 min

    C’est tellement plaisant de vous suivre ! Merciiiiiiiiiiiiii

    Reply

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